#imagine2023

Ressources

Présentations

Vidéo : Ted Hewitt, le 27 février 2017

Président du Conseil de recherches en sciences humaines

Bonnie Patterson, le 21 mars 2017

Exposé de Bonnie Patterson sur les ententes de mandat stratégiques

Tous les collèges et universités de l’Ontario négocient actuellement une entente de mandat stratégique pour 2017-2020 avec la province. Bonnie Patterson, ancienne présidente-directrice générale du Conseil des universités de l’Ontario et ancienne rectrice et vice-chancelière de l’Université Trent, négocie ces ententes au nom de la province avec chaque université ontarienne (sauf Trent) et avec Georgian College. Brian Tamblyn, ancien président de Georgian College, négocie les ententes avec chaque collège de l’Ontario (sauf Georgian) et avec l’Université Trent. Bonnie Patterson et Brian Tamblyn oeuvrent à titre de conseillers spéciaux du ministère de l’Enseignement postsecondaire et de la Formation professionnelle.

Bonnie Patterson avait accepté de prononcer une allocution le mardi 21 mars à 19 h dans le salon des gouverneurs, au 11e étage de l’édifice Parker, pour expliquer ce que sont les ententes de mandat stratégiques, leurs implications pour les universités et quelles questions stratégiques la communauté universitaire de l’Université Laurentienne devrait se poser en élaborant son Plan stratégique 2018-2023. Son exposé a été suivi de questions, après quoi Linda Ambrose, conseillère spéciale pour la planification stratégique, a facilité une discussion entre les participants.

Vidéo : Janet Morisson, le 4 avril, 2017

« Beyond the Classroom: Engagement and the Student Experience »

Mme Janet Morrison, Ph.D., est vice-présidente aux études au Collège Sheridan depuis 2016. Précédemment, elle a exercé à l’Université York divers rôles axés sur l’apprentissage, la découverte et la participation, y compris, en dernier lieu, comme vice-rectrice à la population étudiante. Avant de se joindre à York, elle a occupé des postes de direction dans les affaires étudiantes et donné des cours à l’Université de Guelph, à la Bowling Green State University, au Medical College of Ohio et au Collège George Brown. Elle est titulaire de diplômes de premier cycle et des cycles supérieurs en histoire et éducation.

Mme Morrison travaille dans le secteur postsecondaire depuis 25 ans et est toujours aussi captivée par la réussite de la population étudiante et la participation des collectivités. À l’Université York, elle a représenté le personnel au Conseil des gouverneurs et, en 2010, a reçu le Prix de leadership du recteur. Bénévole active, elle a présidé le conseil d’administration du Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital ainsi que le conseil de direction de la Société d’aide à l’enfance de Toronto.

Vidéo : Niigaan Sinclair, le 10 mai, 2017

Reconciling the University: Calling to Action Post Secondary Spaces

Vidéo : Alex Usher, le 14 juin, 2017

Tendances mondiales en matière d’enseignement postsecondaire, de recherche et d’innovation

Alex Usher, président, Higher Education Strategy Associates.

Carrefour 2017 : faits saillants

Des penseurs audacieux – parmi lesquels se trouvaient une centaine de jeunes chefs de file de partout au pays – ont attaqué de front les grandes questions sur l’avenir du Canada, ainsi que les enjeux et les possibilités lors de Carrefour 2017 qui s’est tenu les 6 et 7 février. Réconciliation, innovation et inclusion étaient les thèmes majeurs abordés par les participants qui se sont penchés sur ce que le Canada peut et devrait devenir en 2067.

Le très honorable Justin Trudeau

Son Excellence le très honorable David Johnston

Roberta Jamieson

Dominic Barton

Imagine 2023 : Discussion

« Quel beau campus. » Les visiteurs font généralement ce commentaire en arrivant à l’Université Laurentienne. Endroit rêvé pour les fanatiques du plein air, notre campus de 765 acres est bordé de cinq lacs, un terrain de golf, une plage supervisée ainsi que des arbres et des sentiers en abondance. Vers la fin de l’été, les bleuets sont mûrs et prêts à cueillir.

En hiver, les sentiers de ski et de raquettes semblent infinis. Grâce aux récents investissements dans la modernisation du campus, la Laurentienne est dotée maintenant de salles de classe et de laboratoires de pointe ainsi que de divers espaces accueillants et modernes dans les résidences. En août dernier, nous avons accueilli une réunion de réflexion du Cabinet fédéral, devenant ainsi le premier établissement postsecondaire canadien à le faire.

L’Université Laurentienne, à Sudbury, est implantée sur le territoire traditionnel de la Première Nation anishnawbek d’Atikameksheng dans le nord-est de l’Ontario et sert actuellement plus de 9 500 étudiants. Le bassin de Sudbury, où se trouve notre campus, abrite l’un des plus grands gisements minéraux du monde. Il n’est donc pas surprenant que ce soit un centre d’expertise en exploitation minière et exploration minérale reconnu sur la scène internationale. Le drapeau franco-ontarien, qui flotte fièrement dans de nombreuses villes de la province, a été créé ici et rappelle que cette université est depuis longtemps un centre important de culture et d’enseignement francophones. Avec un tipi au centre de la Place des fondateurs et le Centre autochtone de partage et d’apprentissage à notre nouvelle entrée, la Laurentienne est un « chez soi loin de chez soi » pour 11 % de sa population étudiante qui se dit inuit, métis ou membre d’une Première Nation.

En octobre 2012, un éditorial dans le Globe and Mail qualifiait notre Plan stratégique 2012-2017 d’« excellente stratégie ». Dans ce document concis, le Conseil des gouverneurs et le Sénat ont remplacé la mission et la vision précédentes de l’Université avec l’énoncé d’objectif suivant :

L’Université Laurentienne et ses partenaires universités fédérés offrent une expérience universitaire hors pair en anglais et en français, y compris une approche englobante de l’éducation des Autochtones, qui prépare les étudiants à devenir des agents de changement en les incitant à poser de nouvelles questions et à ébranler nos connaissances, et leur donne également les moyens de trouver des solutions innovatrices aux futurs problèmes locaux et mondiaux.

La communauté universitaire a aussi affirmé ses valeurs centrales. Avant tout, nous valorisons nos étudiants. Nous prisons aussi l’excellence et la liberté universitaire. Nous tenons à cœur nos 57 000 anciens. Nous célébrons la diversité et apprécions l’intégrité et l’inclusion. Nous nous inspirons particulièrement de deux des enseignements des Sept grands-pères des Anishinaabes. Mnaadendmiwin veut dire que l’ensemble de la création doit être traité avec respect et Debdewin signifie l’expression de la vérité.

Notre Plan stratégique 2012-2017 articulait cinq objectifs clés (satisfaction des étudiants, reconnaissance nationale, université de choix, liaison avec les collectivités, excellence organisationnelle), sept aspirations et 40 résultats à atteindre d’ici 2017. Il désignait aussi des programmes vedettes : 14 de premier cycle et cinq de cycles supérieurs ainsi que neuf domaines d’excellence en recherche.

Les répercussions positives de la mise en œuvre de ce plan stratégique « audacieux, ambitieux et déterminé » sont évidentes. Un éditorial local datant de septembre 2016 disait :

Indubitablement l’une des grandes écoles des mines du monde, la Laurentienne semble être sur la bonne voie pour devenir également l’un des grands établissements de recherche et d’enseignement supérieur du Canada. Et par son succès, elle aide à faire du Grand Sudbury une destination de choix pour l’éducation dans ce pays, ce qui est excellent pour la ville et son économie. Comme nous l’avons dit, les cinq dernières années seulement ont été marquées par des développements extraordinaires à l’Université. Sans écarter les nombreux progrès que la Laurentienne a réalisés au cours de ses 56 ans d’existence, la courte période de 2011 à 2016 n’a été rien de moins qu’impressionnante (…). L’Université Laurentienne aide à exporter les talents du Nord dans le monde tout en s’attirant des investissements majeurs. C’est un établissement dont la ville peut et devrait être fière. Chapeau.

D’ici décembre 2017, le Conseil des gouverneurs et le Sénat s’attendent qu’un comité directeur composé de 24 membres de la population étudiante, du corps professoral, du personnel, de l’administration, du Conseil des gouverneurs et de la communauté, de diplômés et de chefs de file de l’industrie produise un plan stratégique ciblé pour 2018-2023. Ce document comptera quatre pages et pas plus de 25 résultats escomptés. Nous avons là l’occasion de réfléchir au voyage de la Laurentienne depuis le début du millénaire, de rêver à ce qu’elle pourrait être et de déterminer les grandes étapes à franchir d’ici 2023.

Beaucoup de nos diplômés qui seront à la collation des grades du printemps 2017 étaient au jardin d’enfants en 2000. Quant aux élèves du jardin d’enfants d’aujourd’hui, ils s’inscriront à la Laurentienne en septembre 2030. Il s’agit d’un moment propice pour réfléchir au trajet de la Laurentienne depuis le début du millénaire, songer à ce que pourrait devenir la Laurentienne et préciser les étapes clés à franchir d’ici 2023.

 

Le nouveau millénaire

Le 1er janvier 2000, le monde a survécu au « Y2K » et entamé un nouveau millénaire. La population mondiale a plus que doublé depuis la création de la Laurentienne en 1960, passant de 3 milliards à 6,1 milliards d’âmes. L’Université, caractérisée dans un éditorial du Sudbury Star en 1960 comme « la plus grande expérience jamais entreprise dans l’enseignement supérieur canadien », célébrait alors son 40e anniversaire. Le président des États-Unis, Bill Clinton, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, le premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, le maire de Sudbury, Jim Gordon, étaient en fonction. Les 12 nouveaux conseils scolaires de langue française de l’Ontario avaient trois ans.
Saut en 2017. La population mondiale est passée de 6,1 milliards à 7,5 milliards. Le président des États-Unis, Donald Trump, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, le maire de la ville amalgamée du Grand Sudbury, Brian Bigger, sont maintenant aux commandes.

Notre réputation nationale s’affermit. La Laurentienne se classe maintenant parmi les 10 meilleures universités au Canada offrant principalement des programmes au premier cycle; elle occupait le 18e rang en 2009. En 2016, la Laurentienne a noté la plus importante croissance des subventions de recherche parmi ce même groupe. Le Globe and Mail a écrit qu’il « y a un buzz à la Laurentienne » tandis que le Maclean’s a indiqué que la Laurentienne était l’une de trois universités canadiennes « sur l’écran radar ».

Les diplômés des écoles secondaires de l’Ontario s’inscrivent maintenant à l’université un an plus tôt, au bout de 12 années d’études, depuis l’élimination des cours préuniversitaires de l’Ontario (CPO ou 13e année) en 2003. Nous sommes le choix le plus populaire pour les études universitaires dans le nord-est de l’Ontario. La moitié de notre population étudiante provient de l’extérieur de la région. Nos inscriptions ont atteint des niveaux record et la moyenne à l’admission est passée de 79,2 % en 2008 à 82,4 % aujourd’hui. Depuis 2008, le nombre d’étudiants admis avec une moyenne de plus de 85 % est presque redoublé tandis que le nombre d’étudiants admis avec une moyenne inférieure à celle-ci est à la baisse. Parmi les universités ontariennes, nous avons la plus grande proportion d’étudiants dont les parents n’ont pas reçu d’enseignement supérieur, la deuxième plus importante proportion d’étudiants francophones et autochtones et la troisième plus grande proportion d’étudiants à temps partiel.

Les diplômés de la Laurentienne se trouvent des emplois valorisants. Par rapport aux autres universités de l’Ontario, après l’obtention du grade, la Laurentienne est respectivement en première et deuxième place pour le taux d’emploi et le salaire moyen.

Les interactions avec le corps professoral et le personnel importent beaucoup pour nos étudiants. Depuis 2000, il y a eu de nombreux changements au sein du personnel : De nos 382 membres du corps professoral à temps plein, 249 (ou 65 %) n’étaient pas encore à la Laurentienne en 2000. De nos 430 membres du personnel à temps plein, 300 (ou 69 %) sont arrivés depuis 2000. L’Ontario a aboli la retraite obligatoire par une loi qui est entrée en vigueur en 2006. La Laurentienne compte maintenant 42 professeurs et 7 membres du personnel âgés de 65 ans ou plus.

Les structures et programmes d’enseignement de la Laurentienne ont beaucoup changé depuis 2000. Elle a ouvert l’École de médecine du Nord de l’Ontario en partenariat avec l’université Lakehead. Les nouvelles facultés de gestion, des sciences de la santé et d’éducation ont remplacé la Faculté des écoles professionnelles. Les facultés des sciences sociales et des humanités ont été combinées pour former la Faculté des arts. Le Centre d’excellence universitaire et l’École des mines Goodman ont été établis. La Sénat a approuvé les nouvelles écoles d’architecture, d’éducation, des sciences de l’environnement et des études du Nord et communautaires. De nouvelles unités d’enseignement ont été créées en comptabilité, finances et opérations, sciences médico-légales, marketing et gestion, et musique. La Laurentienne est devenue la première université canadienne à obtenir les agréments internationaux, notamment du Système d’agrément de programmes de la Fondation européenne pour le Développement du Management (EPAS) (pour les programmes de gestion de premier cycle) et de la Forensic Science Education Program Accreditation Commission (FEPAC).

Approuvé par le Sénat, le Plan d’enseignement 2015-2018 de l’Université met l’accent sur l’importance d’améliorer la persévérance des étudiants, d’élaborer des programmes autochtones et de langue française conformément à l’objectif unique de l’Université, d’élargir les programmes d’études supérieures et d’accroître le rôle et l’emploi de la technologie dans la prestation de programmes d’études.

Des modifications intéressantes ont été apportées au campus. Si nous pouvions comparer des photos aériennes du campus en 2000 avec des photos actuelles, la différence serait frappante. Un nouveau Plan directeur du campus a été approuvé en 2013 et remplace celui de 1992. L’Université a construit plusieurs nouveaux bâtiments : l’École de médecine du Nord de l’Ontario, la Résidence Ouest, une annexe à l’édifice des salles de classe, l’édifice d’éducation (programme en anglais), l’agrandissement de l’édifice Ben Avery, le Centre pour la vitalité des lacs Vale, la Résidence Est, l’École d’architecture McEwen, le Laboratoire de recherches cardiovasculaires et métaboliques, et le Centre autochtone de partage et d’apprentissage. Elle a aussi complètement rénové l’édifice des salles de classe et le Grand Salon (construits tous les deux en 1964), modernisé plusieurs autres salles de classe et laboratoires, élargi les services de restauration et créé le Centre d’apprentissage pour cadres et le Club universitaire. La modernisation du campus se poursuit au moment de la rédaction de ce document. Le nouveau centre de sports nautiques (Northern Water Sports Centre) a été construit sur le chemin du lac Ramsey à proximité du campus.

Le financement du gouvernement ne représente que la moitié de nos revenus, raison pour laquelle les universités ontariennes disent qu’elles sont « appuyées par la province » et non pas « financées par l’État ». Les subventions provinciales destinées aux universités et visant le Nord n’ont pas augmenté depuis 2004, celles pour les programmes de langue française sont stagnantes depuis 2007 et il n’y a eu aucune hausse du financement provincial par étudiant depuis 2009.

En 2013, nous avons mené à bien Objectif 50 : Notre campagne, la plus fructueuse du nord de l’Ontario, mobilisant quelque 65 000 000 $. De généreux philanthropes ont fait des investissements dans la Laurentienne. Depuis 2011, l’Université a obtenu quatre investissements transformationnels de millions de dollars des familles Bharti, Goodman, McEwen et Harquail. Pour rendre hommage à ces familles généreuses, l’Université a fièrement nommé l’École de génie Bharti, l’École des mines Goodman, l’École d’architecture McEwen et l’École des sciences de la Terre Harquail.
Depuis 2000, les recherches universitaires ont gagné de l’importance. La Laurentienne a nommé son premier vice-recteur à la recherche en 2009. Les dépenses fédérales dans les sciences et la technologie dans l’enseignement supérieur ont augmenté annuellement de 13 % en moyenne entre 2000 et 2007, puis de 1 % entre 2007 et 2016. Les coûts indirects de la recherche sont substantiellement plus élevés que les taux de financement accordés par le gouvernement fédéral. Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont été créés.

Depuis 2000, deux mille Chaires de recherche du Canada ont été créées par le gouvernement fédéral, y compris les dix suivantes à la Laurentienne : écologie évolutionnaire appliquée; environnement, culture et valeurs; microbiologie environnementale; génomique et bioinformatique; santé des Autochtones; métallogénie; sports et activité physique multiculturels; astrophysique des particules; nanomatériaux polymériques; systèmes aquatiques stressés
Le financement annuel du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) a doublé à l’échelle nationale depuis 2000 pour friser le 1,1 milliard de dollars. Les subventions annuelles du CRSNG à la Laurentienne ont triplé pendant cette période et ont atteint les 5,2 millions de dollars. De plus, la Laurentienne a obtenu en 2016 un investissement fédéral de 49 millions sur sept ans du Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada (FERAC) et la contrepartie de 55 millions de dollars fournie par 22 partenaires, ce qui la fait passer de la première place au Canada en géologie économique et à la première place dans le monde. Nous continuons à nous classer au premier rang en Ontario et parmi les cinq premières universités canadiennes pour ce qui est du financement du CRSNG touchant les recherches sur les mines et le traitement des minéraux.

Les subventions annuelles du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) ont triplé à l’échelle nationale depuis 2000, mais ont quintuplé pour la Laurentienne et se chiffrent à 650 000 $.

Le Sénat de l’Université a approuvé plusieurs nouveaux centres de recherche depuis 2000, et d’autres sont fermés. Dans son Plan stratégique de recherche 2012-2017, le Sénat a appuyé cinq thèmes stratégiques de recherche : environnement et conservation; santé et bien-être, recherches sociales et culturelles et créativité; génie, sciences des minéraux et des matériaux; physique subatomique – SNOLAB. En 2016, l’Université a lancé Innovation et technologie minières à la Laurentienne (LMIT), qui coordonne les travaux des quatre centres de recherche liés aux mines et en assure la promotion.

En 2010, la Laurentienne a nommé sa première chancelière, Aline Chrétien. Son remplaçant, nommé en 2013, est Steve Paikin, animateur de The Agenda with Steve Paikin, à TVO. La Laurentienne a nommé son premier vice-recteur adjoint à l’équité, à la diversité et aux droits de la personne en 2016.

En 2009, la Laurentienne a nommé sa première vice-rectrice associée aux programmes autochtones. Le corps professoral de la Laurentienne s’est enrichi d’environ une demi-douzaine de membres autochtones qui sont maintenant 25. En 2016, l’Université a créé l’Institut de recherche autochtone Maamwizing. À partir de cet automne, les nouveaux étudiants du baccalauréat ès arts devront obtenir au moins six crédits à partir d’une liste de 100 cours reflétant les perspectives autochtones.

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) a remplacé l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC) et compte 21 établissements membres. Elle inclut le Consortium national de formation en santé (CNFS) créé en 2003 et financé par le gouvernement fédéral. La Laurentienne est fière d’être membre de l’ACUFC et du CNFS. Un membre indépendant de l’Assemblée législative occupe le poste de commissaire aux services en français en Ontario. TFO est un télédiffuseur en langue française indépendant. Le Collège des Grands Lacs à Toronto est fermé. Au plan local, l’Université Laurentienne est devenue la première université bilingue désignée par la Loi sur les services en français de l’Ontario. L’édifice Alphonse-Raymond remis à neuf, qui héberge une gamme de programmes de langue française, propose de nouveaux espaces modernes de rassemblement. En 2016, la Laurentienne a nommé le titulaire de la Chaire de recherche en histoire franco-ontarienne.

Le nombre d’hôpitaux dans le Grand Sudbury a été réduit de trois à un. La ville compte maintenant un centre universitaire des sciences de la santé, Horizon Santé-Nord, qui est affilié à l’Université. La Laurentienne collabore étroitement avec l’Institut de recherche d’Horizon Santé-Nord, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités de recherche en collaboration sur des initiatives diverses qui amélioreront la santé des populations du Nord.

En 2001, la Laurentienne a commencé à offrir des cours à Barrie, mais en février 2016, le Conseil des gouverneurs a pris la décision de ne plus affecter les ressources requises pour offrir les programmes d’art et de commerce à Barrie à compter de 2017, en raison de restrictions gouvernementales jugées inacceptables. Cependant, le programme de service social fonctionnera jusqu’en 2019.

Universités Canada, autrefois l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), compte maintenant 97 établissements membres. Notre recteur et vice-chancelier, Dominic Giroux, présidera son conseil de direction d’octobre 2017 à octobre 2019. Le Canada a enregistré une croissance soutenue du nombre d’étudiants étrangers. En 2014, ils représentaient 11,1 % de l’effectif étudiant au Canada. On estime qu’il y avait 1,3 million de Canadiens inscrits à des cours en ligne en 2015.

À quoi s’attendre

Les réalités mondiales encadrent nos expériences au plan local. Les Nations Unies prévoient que la population mondiale augmentera de 7,5 milliards d’habitants en 2017 à 8,5 milliards en 2030. D’ici 2022, la population de l’Inde surpassera celle de la Chine.

Les tendances démographiques plus près de chez nous auront aussi une incidence sur la Laurentienne. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que l’ensemble de la population des 20-24 ans déclinera de 9 % entre 2016 et 2023, alors que celle des 25 à 44 ans augmentera de 10 %. La moitié de nos étudiants viennent actuellement du nord-est de l’Ontario où la population des 20 à 24 ans baissera de 24 % d’ici 2026 et la population des 25 à 44 ans sera stable. De nouveaux campus universitaires ouvriront à Markham, Brampton et Milton. La Province envisage aussi la création d’une université francophone à Toronto. Au Canada, la jeunesse des Premières nations connaîtra la plus grande croissance.
Selon l’Education Advisory Board, l’enseignement postsecondaire au Canada sera confronté à une décennie difficile, car :

  • Les revenus diminueront : le financement provincial n’augmentera probablement pas en raison des coûts grandissants dans les domaines de la santé et de la dette; la croissance des inscriptions ralentit dans la plupart des régions en raison du changement démographique; les provinces contrôlent strictement les hausses des droits de scolarité.
  • Les coûts augmenteront : la rémunération augmentera en raison des hausses salariales, du personnel supplémentaire et des coûts grandissants des avantages sociaux; l’entreprise de recherche exigera des subsides grandissants; des investissements dans la technologie de l’information seront requis pour faciliter l’expérience étudiante, l’enseignement, la recherche et l’administration.
  • La qualité et la valeur suscitent des inquiétudes : certains employeurs disent qu’il existe un « écart dans les compétences » ou un manque de compétences professionnelles chez les diplômés universitaires; certains parents et étudiants s’interrogent sur la valeur d’un enseignement universitaire; le déclin de la qualité de l’enseignement au premier cycle fait l’objet d’un débat national; les modèles de financement provinciaux fondés sur les résultats provoquent de plus en plus de discussions.
  • La concurrence pour attirer des étudiants s’intensifie : les collèges et les écoles polytechniques font concurrence aux universités; les établissements de régions à démographie en baisse redoublent d’efforts pour recruter des étudiants; la Northeastern University arrive sur le marché de la région du Grand Toronto pour offrir des maîtrises et de la formation professionnelle.

Bref, les attentes touchant le rendement augmenteront à mesure que le financement devient insuffisant. Puisque les droits de scolarité continueront de croître, les étudiants auront des attentes grandissantes en ce qui concerne l’accent sur la carrière, la qualité des services ou la garantie de réussite. La plupart des emplois qu’auront nos étudiants éventuels n’existent toujours pas.

Au printemps, la Laurentienne négociera une deuxième entente de mandat stratégique (EMS) pour 2017-2020 avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle en se basant sur les EMS conclues en 2014. Dans cette entente, la Laurentienne, comme chaque établissement de l’Ontario, et la Province doivent s’entendre sur plusieurs mesures de rendement institutionnel et dans le système en général, et viser cinq domaines : l’expérience étudiante; l’innovation en enseignement et recherche; l’accès et l’équité; l’excellence en recherche et incidence; l’innovation, le développement économique et l’engagement communautaire. Notre EMS traitera aussi des inscriptions financées préapprouvées; de la stratégie d’inscription d’étudiants étrangers et des activités de collaboration internationale; du maximum de dix domaines forts dans les programmes et de la croissance d’au plus cinq domaines de programmes; de la mesure de la viabilité financière; des collaborations et partenariats institutionnels; des engagements mutuels. Le rendement institutionnel aura une incidence sur le financement provincial dans la troisième ronde des EMS en 2020-2023 pour la Laurentienne aussi bien que les autres collèges et universités de l’Ontario.

Le Comité d’experts de la première ministre chargée de la Stratégie pour une main-d’œuvre hautement qualifiée a publié en juin 2016 ses recommandations, surtout en ce qui touche à l’établissement de partenariats plus solides entre les éducateurs et les employeurs et l’élargissement des possibilités d’apprentissage par l’expérience. Les universités ontariennes appliqueront un système de facturation nette des droits de scolarité à partir de l’année universitaire 2018-2019. Les étudiants seront informés de leur admissibilité à l’aide gouvernementale et institutionnelle en présentant leur demande aux études postsecondaires. Seul le solde leur sera facturé.

Une élection provinciale aura lieu en juin 2018.

Les travaux de construction sont en cours à l’Université Laurentienne : le nouvel Édifice de recherche, d’innovation et de génie Cliff Fielding, d’une superficie de 60 000 pieds carrés, sera terminé au printemps 2018. L’édifice hébergera le Centre de recherche et de développement en collaboration Norinne E. Perdue qui permettra aux chercheurs des sept facultés de l’Université de collaborer et de partager matériel et expertise. L’espace d’innovation et de commercialisation Jim Fielding appuiera les nouveaux projets en comblant l’écart entre le laboratoire et le marché. À ces fins, l’Université misera sur son partenariat avec le Northern Centre for Advanced Technology Inc. (NORCAT), centre régional d’innovation à Sudbury, pour éviter le dédoublement d’expertise dans la région. Le nouvel édifice comprendra aussi des laboratoires de pointe supplémentaires pour l’École de génie Bharti, lauréate de prix. Les coûts d’immobilisations sont entièrement financés.

En juin 2019, des maîtrises seront conférées à la toute première promotion de l’École d’architecture McEwen, complexe de 45 000 000 $ inauguré en janvier 2017 au centre-ville de Sudbury.

Le nouveau Centre étudiant de 20 000 pieds carrés, financé par les étudiants à la suite d’un référendum organisé par l’Association générale des étudiants (AGE), devrait être terminé à l’automne 2019. Le nouvel édifice sera situé à côté du nouveau Centre autochtone de partage et d’apprentissage et de la Résidence Ouest.

Dans la communauté, HSN préconise des installations supplémentaires pour NEO Kids, carrefour du nord-est de l’Ontario pour les soins infantiles spécialisés. Un projet est en cours pour une nouvelle Place des arts au centre-ville de Sudbury en face de notre nouvelle École d’architecture McEwen, qui sera un lieu de rassemblement pour les Francophones et toute la collectivité, réunissant sous un même toit sept organismes culturels. La Laurentienne était l’un des commanditaires de l’étude de faisabilité de ce projet.

Voilà le contexte qui encadre notre exercice de planification stratégique. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour imaginer, établir des liens et partager.

Questions que nous pouvons nous poser pour 2023

Joignez-vous à nous pour réfléchir aux questions suivantes :

Les possibilités

  • Dominic Barton, président du Conseil consultatif du gouvernement du Canada sur la croissance économique, affirme « Si vous pouvez construire quelque chose, construisez quelque chose d’envergure mondiale. Visez grand ». Qu’est-ce que la Laurentienne pourrait construire d’envergure mondiale? Qu’est-ce que la Laurentienne pourrait être la première à faire et qui pourrait être difficile à imiter ailleurs? Comment pourrions-nous nous distinguer encore plus des autres universités?
  • Thomas L. Friedman, trois fois lauréat du Prix Pulitzer a dit : « Les trois plus grandes forces de la planète – technologie, mondialisation et changement climatique – accélèrent toutes en même temps. Résultat, bien des aspects de nos sociétés, lieux de travail et géopolitiques sont remaniés et doivent être réinventés ». Comment le corps professoral et la population étudiante de la Laurentienne peuvent-ils contribuer à ce « remaniement » et à cette « réinvention »? Comment pouvons-nous nous positionner pour suivre le rythme, ou mener le peloton, des changements technologiques qui se produiront dans les années à venir?
  • Quelles sont les possibilités de collaboration sur ce que Michael Crow, de l’Arizona State University, appelle la « fusion intellectuelle », alors que nous établissons des liens entre les disciplines et avec des partenaires communautaires et industriels?
  • Comment pouvons-nous aider à renforcer le nord de l’Ontario et à mieux répondre aux besoins et aspirations communautaires?
  • Comment la Laurentienne pourrait-elle se poser en grande championne de l’éducation postsecondaire en langue française et du développement durable des communautés franco-ontariennes?
  • Roberta Jamieson, PDG de Indspire, a dit : « Réconciliation n’est pas seulement un nom commun. Il y a aussi un verbe ». Comment la Laurentienne pourrait-elle ouvrir des pistes dans la réponse aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation?
  • À quoi ressemblera la recherche universitaire en 2023? Comment ferons-nous pour stimuler davantage l’innovation sociale et scientifique et accélérer les possibilités de commercialisation? Comment pouvons-nous nous positionner pour renforcer davantage notre rôle de leader de l’innovation et de la créativité?

Les gens

  • Comment pourrions-nous mieux préparer les étudiants et les communautés que nous servons au changement accéléré dans notre société? Quelles sont nos ambitions concernant l’apprentissage de nos étudiants? Comment devenir un établissement réputé pour les succès de ses étudiants?
  • À quoi ressemblera la vie étudiante en 2023? Son excellence le très honorable David Johnston a dit : « Tous nos étudiants devraient avoir une expérience internationale parce nous devons être des citoyens du monde ». Aimerions-nous en faire une priorité? Beaucoup de nos diplômés profitent de possibilités d’apprentissage intégré au travail pendant leur séjour à la Laurentienne. Voulons-nous élargir de telles possibilités et, dans l’affirmative, comment procéderons-nous?
  • Notre objectif est de préparer les étudiants à être des catalyseurs du changement. Comment pouvons-nous élargir le bassin de talents de leadership pour le nord de l’Ontario et les collectivités francophones et autochtones? Comment pouvons-nous améliorer la participation de nos 57 000 anciens?
  • Comment combler l’écart entre les taux de fréquentation universitaire entre les populations autochtones et non autochtones de l’Ontario?
  • Avons-nous la capacité de servir davantage d’étudiants étrangers? Sommes-nous prêts à bien les servir? Est-ce que le campus est « prêt pour les cultures »? Comment faciliter l’adaptation des étudiants étrangers aux cultures du Canada?
  • Comment encourager des relations entre les membres de la communauté universitaire qui sont saines, respectueuses, productives, et s’inspirent des enseignements des sept grands-pères (honnêteté, vérité, humilité, amour, sagesse, courage et respect)? Comment concrétiser cela pour le corps professoral, le personnel et la population étudiante? Le rythme accéléré du changement peut sembler écrasant. Que devrait faire la Laurentienne pour aborder ce changement en conservant sa stabilité, en jouissant de ses réussites et en renforçant aussi ses bases?

Le lieu

  • Quels sont les programmes forts actuels ou en émergence? Quels sont les domaines d’excellence en recherche actuels ou en émergence? Comment miser sur les atouts actuels de la Laurentienne?
  • Des observateurs externes ont dit l’année dernière que la Laurentienne se trouve dans une « nouvelle ligue ». Que peut signifier cela pour nous à l’avenir?
  • Comment continuer à renforcer notre réputation nationale et internationale?
  • Que devraient être nos objectifs ou aspirations clés d’ici 2023?

Prochaines étapes

  • Participez aux consultations qui se dérouleront jusqu’au 30 mai à Sudbury et ailleurs dans le nord-est de l’Ontario.
  • Participez à l’un des remue-méninges électroniques qui auront lieu du 27 au 29 mars sur le campus de Sudbury.
  • Envoyez-nous vos réflexions à strategicplan@laurentian.ca
  • Participez au processus de validation de l’ébauche du plan stratégique 2018-2023 entre le 25 septembre et le 20 octobre.
  • Encouragez d’autres à faire de même.

Contribuez au plan

Alors que vous #Imagine2023, nous espérons que vous raconterez votre histoire à l’échelle locale, nationale et internationale. Aidez-nous à montrer comment et où l’incidence de la Laurentienne se fait sentir.