#imagine2023

Engagés envers l’épanouissement de la francophonie

 

Un entretien avec Yves Pelletier, vice-recteur associé aux études et aux affaires francophones.

Depuis sa fondation en 1960, l’Université Laurentienne contribue au développement et au rayonnement de la francophonie en Ontario, au Canada et sur la scène internationale. Au fil des années, le volet francophone de l’Université s’est grandement diversifié et englobe aujourd’hui non seulement les programmes d’études, mais aussi les procédures internes et les partenariats qui encouragent la francophonie.

Le Plan stratégique 2018-2023 mentionne que d’ici les quatre prochaines années, la Laurentienne aura démontré son engagement continu en tant que championne des cultures francophones et de la langue française, notamment en offrant et soutenant des programmes dynamiques et des services en français. Pour comprendre de quoi il en retourne, nous vous proposons un entretien avec Yves Pelletier, vice-recteur associé aux études et aux affaires francophones.

 

Comment interprétez-vous l’énoncé du résultat 2 qui porte sur l’engagement de l’Université Laurentienne envers les cultures francophones et la langue française?

Je l’interprète dans son sens large. Je suis en poste depuis quelques mois et j’ai l’impression qu’il n’y a pas eu de discussions sur l’épanouissement de l’espace francophone au cours des dernières années.

Depuis mon arrivée, j’ai eu de belles discussions avec de nombreux professeurs, employés et étudiants sur les réalités d’étudier et de travailler en français à l’Université Laurentienne. Pour s’assurer que notre établissement devient davantage une université de choix pour les francophones de l’Ontario et d’ailleurs, nous devons mener une réflexion sur notre espace francophone, y compris sur notre stratégie de recrutement et de persévérance en plus de l’offre des programmes et des services.

En février prochain, un groupe de travail entreprendra son travail de recherche, de dialogue et de réflexion sur une douzaine de thèmes. Le fruit de ce travail sera un rapport qui comprendra une série de recommandations à l’Équipe de gestion, au Sénat et au Conseil des gouverneurs.

 

Parlez-nous du Groupe de travail sur l’épanouissement de l’espace francophone, de sa composition et de son mandat.

Notre groupe sera composé de douze membres comprenant des membres du corps professoral, des employés, des étudiants, des syndicats, d’une doyenne et de moi-même. En premier lieu, nous devons apprendre à nous connaître et à travailler ensemble. Il y a de nombreuses questions touchant la francophonie que je souhaite explorer avec eux. J’espère discuter de sujets tels que le recrutement, la persévérance scolaire, l’expérience étudiante pour les étudiants en provenance du Canada et de l’étranger, leurs perceptions de leur programme d’études, de leurs stages et du campus de façon générale.

L’offre de programmes en français et en format bilingue, la réussite des programmes bilingues, les politiques institutionnelles, y compris la politique sur le bilinguisme, et l’expérience de travail des professeurs, des bibliothécaires et des employés sont aussi des sujets que je souhaite aborder avec le groupe.

Nous élaborerons un plan de travail détaillé lors de notre première rencontre. J’anticipe que nos rencontres, qui se tiendront de février à juin, porteront sur l’état des lieux suivies d’analyses plus poussées durant l’été. À l’automne, nous nous pencherons sur les recommandations que nous allons présenter pour assurer l’épanouissement de l’espace francophone.

 

Comment les employés et les membres du corps professoral peuvent-ils soutenir le résultat 2?

Le groupe de travail visera à travailler de concert avec l’ensemble de la communauté universitaire. C’est vrai que le gros du travail sera fait par les membres du groupe, mais je veux être inclusif. Nous partagerons notre plan de travail. Nous inviterons des représentants de la communauté universitaire à participer à nos réunions lorsqu’ils ont des expertises sur le thème à l’étude. J’aimerais aussi que les membres de la communauté nous écrivent pour nous partager leurs idées. J’anticipe plusieurs formes de participation.

L’épanouissement de l’espace francophone, c’est l’affaire de tous!